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mercredi 30 novembre 2011

Dynastie ♫

Non, je ne vais pas vous parler de la série dynastie... Mais vous avez certainement remarqué que beaucoup de mes promenades effectuées récement ont presque toutes un rapport avec la dynastie de Hohenzollern, les Wilhelm, Friedrich Wilhelm... c'est eux...De ce fait, j'ai décidé de dresser, pour vous (avouez que vous êtes chanceux tout de même!) la liste des Hohenzollern ayant trait à mes balades et qui ont joué un grand rôle dans Berlin et les allentours:

Friedrich Wilhelm de Brandenburg (*1620 +1688),
Il la politique d'immigration de son père et qui repeupla Berlin après la guerre de 30 ans.
Appelé le Großer Kurfürst - le grand prince électeur. C'est lui qui fit reconstruire le château de Caputh pour sa seconde femme Dorothea. (ici pour en savoir plus). Il est à l'origine de l'édit de Potsdam (entre 29oct et le 8 nov. 1685) permettant aux hugenots de trouver refuge en Brandenburg. Ceci s'inscrit dans la politique d'immigration évoquée plus haut. (On trouve sa statue devant le Schloss Charlottenburg)
De son premier mariage, il eut des enfants dont un fils:


Friedrich III. - Friedrich I roi de Prusse à p. de 1701. (1657-1713)
Les infos ici. On l'appelait le "Schiefer Fritz" à cause des séquelles d'une maladie contractée durant l'enfance.
Il fut prince électeur puis roi de Prusse à partir de 1701. Lors de la cérémonie, il se couronna lui-même (ben oui, c'est le premier roi de Prusse de la lignée me semble-t-il) ainsi que sa femme Sophie Charlotte. Il a fait de Berlin, la provinciale et la "moyenâgeuse", une ville-résidence. Sous son reigne, il fit construire le château de Berlin, le château de Charlottenburg (pour sa seconde femme Sophie Charlotte) et voulait égaler le rayonnement culturel des autres villes d'Europe. Le château de Monbijou, qu'il fit également construire, fut rasé bien des années plus tard. Voici son fils (enfin l'un de ses enfants):

Friedrich Wilhelm I. roi de Prusse (1688-1740) ici.
Lui c'est le Soldat, le roi absolu. Celui qui fonda le quartier hollandais de Potsdam et introduisit l'obligation à aller à l'école de 5 à 12 ans. Il n'a jamais appris l'allemand puisque sa gouvernante était française. Il parlait un allemand simple et piqué de nombreux mots francais.
Il eut 14 enfants de sa cousine Sophie Dorothea d'Hanovre.
L'un de ses fils est:





Friedrich II. roi de Prusse. (1712-1786) ici.
On l'apelait Fréderic le grand, Friedrich der Große, ou der alter Fritz, le vieux Fritz. C'est le représentant du despotisme éclairé. Une monarchie qui s'oriente sur les idées des Lumières, ébauche des droits de l'hommes. Il se désigne lui-même comme le serviteur de l'état (on renverse la vapeur). Il dit "Jeder soll nach seiner Façon selig werden" Homme de lettres, son oeuvre comporte de nombreux ouvrage militaires et philosophique, des mémoires, et il a entretenu une correspondance avec Voltaire et parlait couramment français vue que sa gouvernante était française... L'Europe avant l'heure. Par contre les juifs avaient sous son reigne et déjà avant, des droits restreints... On trouve sa statue à Unter den Linden. Sous son reigne ont été constuit la plupart des bâtiments de Potsdam. Notamment le Schloß Sans-Soucis et le Nouveau Palais (neuer Palast).

Son successeur fut Friedrich Wilhelm II, ici (1744-1797) son neveu. Sous son reigne se constuisit la Brandenburger Tor (bon la porte ne s'est pas contruite toute seule non plus: mais par Carl Gotthard Langhans. Shadow fut à l'origine du quadrige qui domine l'édifice). C'était un coureur invétéré ferru d'art et de musique. La tolérance religieuse était de mise avec lui. C'est celui-là même qui fit construire le palais de marbre dans le Neuer Garten à Potsdam et qui flirtait avec les francs maçons, en témoigne sa pyramide au bord du Heiligersee.




Son fils est Friedrich Wilhelm III ici (1770-1840). Un garçon timide et réservé mais doué en musique. De grands chamboulements historiques se sont produits durant son reigne, la Révolution française, les diverses batailles contre Napoléon. Contexte: Napoléon gagne la guerre et on signe le traité de lunéville en 1801. De cela découle le Reichdeputationshauptschluss. Pour faire un gros résumé: dans ce traité, tous les petits états (oui l'Allemagne n'a existé que bien plus tard), duchés, contés... sont dissous. C'est le début de l'unification "allemande"... Sous son reigne, en 1812 fut également signé le traité des juifs selon lequel 30000 eurent les mêmes droits que les membres d'autres religions. Après le passage de napoléon la politique se fit répressive. Louise qui haïssait Napoléon, fut sa femme, on peut voir son mosolée au parc du château de Charlottenburg. C'est lui qui fit construire la colonie russe de Potsdam ainsi que l'église Alexandre Newski.

Son fils ainé Friedrich Wilhelm IV ici (1785-1861) lui succède. Il est romantique et il est le créateur de la loi pour la liberté individuelle en 1848 (ah oui, c'est l'année de toutes les révoltes: les "Allemands" apirent à l'unité. La liberté de penser est établie, on libère les dissidents, la peine de mort est abolie. C'est sous son reigne qu'on hisse le drapeau que l'on connaît encore aujourd'hui: noir, rouge, jaune. Ce sont les prémisses de l'"unification". On voit sa statue devant la Alte Nationalgalerie ici à Berlin. Comme il n'a point descendance, son frère cadet lui succède à sa mort. C'est sous son reigne que fut construit le Belvédère du Pfingstberg à Potsdam. D'ailleurs, le château de l'orangerie lui ressemble beaucoup. Très doué en dessin et en architecture, ce Friedrich Wilhelm a aidé à en dessiner les plans (comme pour le belvédère).

Wilhelm I. (1797-1888). Il reigna sur la Prusse épaulé par Bismarck le ministre de l'intérieur. A cette époque, les diverses guerres (contre le Danemark en 1864 et contre Napoléon en 1871) on accéléré le processus de réunification. En 1871 il est nomé empereur allemand. Il faisait partie des Francs-maçons tout comme son ancêtre Friedrich Wilhelm II. Marié à Augusta par la force des choses, ce ne fut pas un mariage heureux: elle était plus intelligente que lui et il n'était pas attiré par elle, ils habitaient au château du Babelsberg. Avec Augusta, il eut un fils:





Friedrich III. il n'a reigné que 99 jours (1831-1888) ici. Reigna après la mort de son père mais était déjà fort malade et mourrut 3 mois plus tard. Franc-maçon, marié à Victoria, la fille de Victoria 1ère. (Arrière-arrière grand-mère de la reine d'Angleterre que l'on connaît aujourd'hui: Elisabeth II.)








Son fils Wilhelm II. lui succéda (1859-1941). C'est le dernier des dinosaures Zohenzollern à reigner. Il mène une politique concervatrice et veut dresser l'Allemagne au rang des grandes puissances. Il aime à mener des cérémonies militaires très pompeuses. (Si l'on veut associer un lieu de Berlin à ce personnage, ce serait l'avenue du 17 juin (17.06.53 soulèvement du peuple de la RDA - pas mal de massacres-) qui autrefois s'appelait la Siegesallee (allée de la victoire). Il fit interdir le travail le dimanche, ainsi que les postes de nuit pour les femmes et les enfants. Les femmes avaient des congés durant les derniers mois de grossesse et le travail des enfants fut restrain ("je veux être le roi des gueux" (sic!)). Mais il reste fondalementalement de droite, n'allez pas voir en lui un Léon Blum! Il a viré Bismarck pour une histoire d'alliance (Russie - Autriche Hongrie), également à cause d'un différend au sujet de la "Sozialistengesetzt" (loi interdisant l'action des socialistes)... Il était favorable à l'intégration des Juifs dans les villes, ce qui n'était pas du goût de tout le monde dans la population. Par contre on retrouve une remarque particulièrement antisémite (selon wiki) dans une lettre à son ami américain Poultney Bigelow le 15 août 1927 mais, fortement antinazi, il déclare après la nuit de cristal "avoir honte d'être allemand".
C'est lui et sa femme Cécile qui habitaient au château du Cecilienhof... Il me faudra parler de Louise et du Château de Charlottenburg porteur de nombreux souvenirs de la dynastie...

lundi 15 août 2011

Minute linguistique

Bon OK mon billet précédent n'est pas des plus optimistes... (mais bon, avouez... Non? Ok...)
Mais pour amuser quelque peu la galerie et surtout en attendant les prochains billets, parce que j'en ai encore des choses à vous raconter sur Berlin, j'aimerais vous faire part d'un détail liguistique qui m'a beaucoup amusée lorsque j'étais à Düsseldorf: "Das Brot ist alle" - il n'y a plus de pain. Et bien, il n'y a pas longtemps, j'appris que cette expression vient de l'influence napoléonienne, et donc française, en Allemagne: Das Brot ist allé, il s'en est allé, il n'y en a plus... Jubilatoire!!

mardi 15 février 2011

Le mot du jour

Malentendu entre une Francaise et une Italienne-Allemande qui parle un peu français:

.....À 21heures
Was für Hühner?
quoi comme poules?

lundi 3 janvier 2011

one question man

Il y a une chose qui me dépasse. Beaucoup de gens ne mangent pas d'ail parce qu'après "tu pues du bec..." Encore, si ils ne veulent pas "puer du bec", je veux bien... Mais dès que tu commande un plat à l'ail, ici, beaucoup de gens te regardent bizarrement, (genre que tu te sens obligé(e) de te replonger 3 heures dans la carte au restau pour changer de plan après enfin avoir pris une décision...). Ca m'énerve, d'autant plus que l'ail possède des tas de propriétés bénifiques: Bon pour la circulation sanguine, anticeptiques et même, comme son pote l'oignon, légèrement régulatrices de l'humeur. Alors, pourquoi s'en priver?
Pouvez-vous me dire si en France, les gens sont aussi aillophobes?

vendredi 12 novembre 2010

C'eut été un article pour le 3 octobre

Petit pays, grand mur: Pour tout ceux qui ne connaissent la RDA qu'à travers les livres d'histoire
2007, chez Piper
207 pages

Ici, David Ensikat nous présente en une vingtaine de petits chapitres, la naissance de l'ex RDA, le quotidien des gens dans cette partie de l'Allemagne, leur espérance en un monde meilleur, la politique, les contrôles, le système scolaire, la réunification. L'auteur aborde même les différences de mentalité qui subsistent entre les "Ossis" (gens des nouveaux Länder, de l'ex RDA) et les "Wessis" (ce de l'ouest).
C'est un ouvrage très simple, à l'écriture très agréable, idéal pour ceux qui veulent apprendre une mine de petites choses sur le sujet sans trop "se prendre la tête" ou de réviser leur cours de civilisation allemande avec quelques détails en plus.
J'ai toujours été fascinée par les différences qu'il subsiste (même encore aujourd'hui) entre les gens de l'ex RDA et ceux de l'est (merci Elsa ;-)). Il faut dire que presque 40ans de communisme marque les esprits, les gens vivaient dans une dictature, n'avait pas la liberté de décider de leur vie comme les gens de l'ouest; par contre, les loyers et la nourriture de base étaient à bas prix et pour une femme, mettre son enfant à la crèche pour pouvoir travailler, n'était pas mission impossible, les gens avaient plus de chances de garder leur travail. Toutes ses différences de système, ça marque les esprits et même pour quelques générations. J'ai fait une année d'assistanat en Bavière et une autre en Thuringe et j'ai pu ressentir des différences de mentalité. J'avais l'impression que les gens à l'est étaient plus solidaires les uns aux autres et un peu moins matérialistes ou individualistes que ceux de l'ouest. Deux années d'assistant ne m'ont bien sûr pas suffit, il m'a fallu approfondir cela. Et d'autres nuances se sont dévoilées à mes yeux, j'ai l'impression que les femmes de l'est sont plus sûre d'elles, encore moins pudiques que celle de l'ouest (qui ne le sont déjà pas beaucoup aux yeux d'une Française), plus carriéristes et courageuses aussi, tout comm les hommes d'ailleurs... Certains sont même prêts à tout pour avancer dans leur carrière et aquérir stabilité financière. Bien entendu, il ne s'agit là que de constatations personnelles... Peut être en avez-vous également, elles sont les bienvenues!

mardi 24 août 2010

Choc culturel #6

Il est intéressant de réfléchir au sujet de l'impact de l'histoire sur la mentalité des gens... Avec les autres Françaises, on constate souvent que les Allemandes ont une façon d'être plus rudes... Va savoir pourquoi, on le sent juste, on ne saurait pas vraiment expliquer à quoi cela tient... Une mimique, la voix, la façon de marcher, une façon plus prononcée de s'affirmer... A chaque fois, on se fait la réflexion, les femmes allemandes sont quand même moins "raffinées" que les Françaises... (si tant est que les Françaises soient raffinées...) En écrivant ce billet, je marche vraiment sur un fil, attention de ne pas tomber dans les clichés... Seulement, ce ressenti trouverait une explication historique: Lors de l'une des deux guerres mondiales (l'apprentissage de ceci remonte pour moi à la terminale, donc pardonnez-moi le manque de précision) les femmes s'ont attelées à des tâches masculines (les pertes en hommes étant extrêmement importantes, bien plus qu'en France), aller au champs, débarasser les ruines... Voilà ce qui expliquerait cette infime ou grande (selon les sensibilités, les personnes...) différence entre les femmes de deux pays voisins... Je ne suis ni historienne, ni sociologue mais j'observe et fais des liens dans mon petit cerveau de chat... Alors à vous maintenant de me dire votre avis sur la question... Celles sur d'autres pays sont aussi bienvenues!! ;-)

samedi 24 juillet 2010

Injustice linguistique

Vous vous souvenez, si vous avez apris l'allemand à l'école, que "ch" ne se prononce pas comme "sch". D'ailleurs, c'est plus ou moins à cela, entre autres, qu'un Allemand reconnaît un Français... Rappelez-vous les exercices de zigomatiques pour arriver enfin à prononcer correctement "ich", "nicht". Surtout "nicht" parce qu'il y a le "t" au bout... C'est inoubliable quand même, avouez.
J'ai un collègue de Chemnitz (dans le fin fond de l'est, là où les gens ont un dialecte très prononcé...), qui me dit: "Hior funktioniort's einfoch nischt" (VO sans dialecte: Hier funktioniert es einfach nicht - VF: Ca fonctionne pas ici).
Ca sert à quoi les exos de zigomatiques où les prépubères doivent se sentir ridicules auprès de leurs potes pour prononcer "nicht" au lieu de "nischt"....
Cela dit, les allemands prononce pas le I vraiment comme un I mais comme une espèce de mélange entre un I et un U...
Mais finalement, avec de l'entrainement on arrive à prononcer le "ch". C'est pas lui le plus pervers dans l'histoire... quand il est tout seul... Parce qu'allez prononcer "ich möchte mich recht herzlich bedanken" (VF: "je te/vous remercie beaucoup/infiniment - un grand merci à vous / toi - version familère...) Le pire dans cette phrase, c'est la combinaison de recht et de herzlich et en plus il y a le H!

mardi 2 mars 2010

Machdebuearchhhhh

Ce week end, j'étais à Magdeburg et le soir on est allés au restau avec les potes de Mr. la Malice. Soudain au moment de commander, l'un d'entre eux sort un : "huuuuuünnert" ou "huuuuuuuuühnnert" alors un mécanisme s'est déclanché dans ma tête. Tu sais, ce genre de mécanisme qui se met en place quand tu essayes de comprendre quelque chose. Le cerveau travaille dur et fait des associations parfois bien originales. Là, c'était quelque chose du style:
-Huhn (la poule)
-Hühner (les poules)
-hühnert (du verbe hühnern?)
-er hühnert? (il poule??)
Hühnern, sans doute un verbe familier comme nous en avons aussi en français: cancaner, vaner...
En voyant mon froncement de sourcil, un autre pote me dit: "ben oui, nous aussi on a notre accent, on dit pas hundert (100) mais hunnert."

vendredi 13 novembre 2009

When west meets east...

Cela fait une éternité que je n'ai pas écrit ici. J'ai un article en préparation sur une promenade à Zons (datant tout de même de 3 semaines...) et mon dernier passage à Magdeburg avant 3mois... Entre autres...
Le 9, c'est à dire, il y a quelques jours, on comémorait les 20 ans de la chute du mur à Berlin. Angela a fait son discours (elle a paaaaas perdu son accent de l'est-elle est originaire de l'ex RDA, zont un accent particulier là-bas), Nicolas était là aussi, tiens... Il a des tics de partout quand il parle. Il bouge tout le temps et essaye de parler "jeune"... Crédibilité?
Un peu plus tard, à la TV, il y a eu un reportage sur un couple séparé par le rideau de fer. La nana était de Magdeburg (tiens donc...) et le mec, de l'ouest. Mais c'est qu'ils en ont eu des déboires pour se revoir. La fille a été interrogée par la Stasi, soubçonnée de vouloir fuire la RDA. Les années passèrent. Le garçon, ne pouvant oublier sa copine, a réussi à lui envoyer des lettres en secret. Quelque temps après, le mur est tombé et les deux amoureux se sont retrouvés... (l'amour a été plus fort que tout et a perduré au delà des années). Aujourd'hui ils sont mariés...
Cette histoire m'a beaucoup émue! Mais je me dit : heureusement que les frontières sont ouvertes maintenant! Vive l'Europe finalement!
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Bande son : Coldplay - Lovers in Japan
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lundi 31 août 2009

Choc culturel #5

Cette fois-ci, c'est un choc culturel d'une collègue allemande qui me raconte ceci:
"Quand j'étais en France, en vacances, un jour on a fait des courses dans un grand supermarché, et à la coupe, pour chercher de la viande, il fallait tirer un tiquet avant de faire la queue!! Je me serais crue à l'Arbeitsamt (ANPE Pôle emploi d'ici)!! Ca m'a choquée de devoir prendre un tiquet pour faire la queue au supermarché."
Ah ben, je ne n'y avais jamais pensé!!

vendredi 14 août 2009

Choc culturel #4

Décidement, c'est un sujet qui m'inspire en ce moment! Mais il y a une chose qui me trouble encore, ici... Après toutes ces années (faut pas exagérer quand même). Voilà, docteur: la chose qui me trouble ici, en Allemagne, est que certains prénoms considérés comme ringards en France, sont portés par des nanas de ma génération, et ça ne leur pose pas de problème!
Yvonne (très courant ici!)
Simone (en voiture...)
Jacqueline (sisi c'est vrai!!)
Germaine
Janette
...
Peut-être que les Allemand(e)s trouvent ces prénoms chouettes parce qu'ils ont une consonnance française, si ils savaient...
Cette liste sera complétée au gré de mes découvertes!
To be continued!!

samedi 8 août 2009

Choc culturel #3

Donc l'heureux gagant du jeu "Wat dat denn?" est David. Vous pouvez aller le féliciter dans son blog.
En fait, je voulais ici évoquer une autre particularité gastronomique allemande. A mon travail, on a la possibilité de manger à la cantine. Il y a trois stands de plats principaux: le marché, les plats régionnaux, et les plats végétariens. Dans ce dernier, une fois par semaine, ils proposent des kruski naparze (sorte de pâte à pain cuite à la vapeur) avec une sauce à la vanille et une sorte coulis de fruits (Grütze) le tout saupoudré de canelle. Le kluski naparze est enorme et la sauce vanille très abondante.
Un jour, j'ai vu sur le plateau d'un collègue, ce plat avec une petite salade à côté, pour le dessert peut être...
Les Allemands aiment manger ce qui veulent quand ils veulent, sucré, salé, mélangé... Et ils ont bien raison!!

dimanche 26 juillet 2009

Wat dat denn?

Maisqu'estceuqueuc'estqueuça??





Bravo à celui qui trouve!!
Edit du 8.8.2009: Merci à tous d'avoir joué! D'autant que certains commnetaires ont manqué de me faire mourir de rire! Mais l'heureux gagnant est David! Par contre ce n'est pas du Krustenbrot mais du Pumpernickel!
Le Pumpernickel est un pain typique d'ici et parfois les gens ici en mangent une tranche entre deux tranches de pain blanc!! (aaaaaah les Allemands et leurs particularités gastronomiques...)
Le mot Pumpernickel viendrait de Pumper désignant les flatulences causées par le pain complet, et Nickel certainement de Niklaus!(merci
Wiki

mardi 21 juillet 2009

Ah quand on n'a pas la bosse des maths

Ici en Allemagne, le prix affichée d'une bouteille de cocacola light est 1E10mais attention, il faut y ajouter le prix de la consigne. C'est à dire qu'à la caisse tu dois non préparer 1E10 mais 1E35! Moi je lui ai dit à la caissière: "pourquoi ne pas afficher 1E35 (25 Cents Pfand zurück-25cent de retour pour la consigne) ou un truc dans le genre?" Elle me répond: "oui mais tout le monde le sait ici..."


Et c'est aussi la même chose avec ceci:
Vous connaissez cette boisson? Y a ça en France aussi? Ici il en existe de plusieurs parfum: Orange sanguine-Cacus, Citron-baie de genièvre (mon préféré, pas Chti pour rien avec le genièvre) kiwi-mangue... Là pour le coup, joli choc culturel, parce que c'est pas trop sucré (comme le Apfelschorle) et ça change.


Ce soir ou demain (tout dépend de l'effet qu'aura produit le cola light) je vous raconte mon ptit WE à Berlin!

mardi 2 juin 2009

Les expressions...

Tout à l'heure je rappelle une boite d'interim qui a essayé de m'appeler. Et la nana me dit d'attendre d'épeler mon nom pour qu'elle regarde dans le dossier. Voici la question qu'elle m'a posée:

"Wie werden Sie geschrieben?", forme éliptique de "wie wird Ihre Name geschrieben" (comment s'écrit votre nom?), mais qui sonne comme "comment vous vous écrivez?" Ca fait bizarre n'est ce pas? J'ai dû lui faire répéter une fois et réfléchir un instant pour comprendre ce qu'elle attendait de moi... C'est vrai que j'avais déjà entendu "Ich schreibe mich mit H", (phrase qu'on pourrait traduire par "mon nom prend un h" mais qui mot à mot se traduirait par "je m'écris avec un h"). Autant j'adore la langue allemande et les élipses qu'elle peut produire, autant ces deux expressions me font desser les poils du dos cheveux...

Et vous, pour ceux qui vivent en Allemagne avez-vous déjà entendu ces expressions? Ou il y en a peut être d'autres qui vous horripilent...

vendredi 29 mai 2009

Deux ans déjà


Il y a deux ans aujourd'hui que j'habite à Düsseldorf!

lundi 18 mai 2009

Les habitudes alimentaires...

Vous vous souvenez que Grosser Bär avait constaté à Strasbourg que les Français souffraient (probablement) moins d'obésité que les Allemands? C'était dans ce billet... Et bien il me vient une explication sous forme d'exemple...
Au lycée de Rothenburg ob der Tauber (où j'étais assistante de français), il y avait deux pauses, l'une, vers 10h et l'autre, vers 12h. Les cours s'arrêtaient à 13h. Pendant ces deux pauses, il y avait un stand où l'on pouvait acheter toutes sortes de "Brötchen", des pâtisseries et aussi... des pizzas! (oui, ça m'avait marquée à l'époque...) Si chaque jour, un ado mange une pizza ou deux à la pause, il ne faut pas s'étonner... Après, je ne sais pas si ce phénomène s'applique à tous les lycées allemands...
En tout cas à Gotha (oui, l'année suivante, c'était dans cette ville que j'étais assitante, pour terminer mon mémoire de maîtrise et constater les différences qui subsistent entre l'est et l'ouest...) il n'y avait pas ce type de stand, mais une cantine... Et c'est vrai que les élèves étaient en moyenne plus minces...
Si quelqu'un a fait ce genre d'expérience ou de constatation, qu'il me le dise!
Il y a aussi une autre hypothèse: Ici en Allemagne, tout le monde mange ce qu'il veut, quand il veut (d'ailleurs, ça choque tous les Français qui me rendent visite ici à Düsseldorf). Si tu manges n'importe quoi à n'importe quelle heure, il est vrai que tu contrôles moins ton alimentation et tu risques de prendre du poids...
Après, l'obésité peut avoir d'autres facteurs. Et puis est-il vrai que les Allemands sont plus touchés que les Français?
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Bande son: Ben Harper-Both sides of the gun
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dimanche 17 mai 2009

Les transports...

Quand je rentre en France, pour voir ma famille par exemple, il y a quelque chose que je constate à chaque fois: la différence de présentation des brochures d'horaire de train, de bus, les brochures sur les tarifs des cartes jeunes, ou Ticket 1000... Démonstration:

Remarquez les formes rondes, les couleurs nombreuses, jaune-vert, violet, bleu canard avec des nuances...

Ici, des pages fines, noires et blanches, juste deux trois couleurs basiques sur la couverture... Et c'est tout! Le pragmatisme allemand...
Il en va de même pour le site de la SNCF et celui de la Deutsche Bahn.
Je me souviens qu'avant de venir à Düsseldorf, j'étais au chômage pendant quelques mois. C'est pareil, les brochures, étaient pleines de couleurs, de dessins... Pour rendre les choses un peu plus joyeuses... Ici, eh oui, je suis de nouveau dans les statistiques des "Arbeitslosen", "sans emploi", les brochures pour l'Arbeitslosengeld sont très soft. Noir blanc et bleu:

Pas de chichi ni de fioritures... Mais peut être que les brochures de l'ANPE (ou Pôle emploi, c'est vrai, il me semble que ça a changé aussi...) sont devenue plus sobres... Si des français au chomdu passent par ici, qu'ils me le disent...

Sinon, ne vous inquiétez pas: j'ai peut-être paumé mon nouveau boulot, mais ce temps libre me sert à avancer dans des projets que j'ai depuis pas mal de temps. Et y a Grosser Bär qui est toujours là en cas de coup de mou...

dimanche 8 mars 2009

Friends version pays de Goethe


Ici, il y a une série qui s'appelle Schillerstrasse. En fait, c'est un genre de "Friends", ça se situe entre la série et la pièce de théâtre basée sur l'improvisation. Le principal acteur est Jürgen Vogel, le professeur dans Die Welle.
Les épisodes se basent sur une scène, du style: Jürgen attend une fille à la maison et la "metteuse en scène" joue un rôle de chef d'orchestre en dirigeant les acteurs à différents moment de la pièce. Elle dira par exemple: "Lisa, maintenant tu vas te comporter comme un mec"... Les recommandations de la metteuse en scène met du piment à tout l'épisode procurant souvent des fous rires du public. Lorsque je regarde Schillerstrasse, j'ai l'impression que tout le monde s'y amuse: les spectateurs bien sûr, mais aussi les acteurs, à travers le jeu d'improvisation, et la metteuse en scène!! Un vrai concentré de bonne humeur.

samedi 3 janvier 2009

Finalement...

J'avais peur de la réaction de Großer Bär face à la flamiche au maroilles arosée à la bière du Ch'ti. Et je n'étais pas la seule, selon les commentaires dans mon billet sur le saucisson sec. Eh bien finalement, la bière pourtant très différente de la Alt ou de la Pils lui a bien plu et la flamiche aussi !! Ah ce bon vieux fromage puant du Nord... Comme quoi, les goûts et les couleurs...
Bon, la prochaine fois, on essaye le vieux-lille?
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Bande son: Snow Patrol - Crack The Shutters
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