lundi 12 décembre 2011

Lecture subversive

Dumont Verlag
En 2008
220 pages

Tout d'abord quelques mots sur Charlotte Roche: née à Londres le 18 mars 1979, elle a été animatrice sur plusieurs chaînes locales telle que ZDF, Viva et Viva 2 (elle a même interviewé Liam Gallagher ressemblant fort à un ruminant, et aussi Depeche Mooooooooooooode iciiiiiii *quart d'heure groupie*). Le divorce de ses parents ainsi que la mort de ses trois frères (dans un accident de voiture) l'ont énormément marquée.

Feuchtgebiete, son premier roman, a un parfum fortement autobiographie. Il s'agit d'Helen Memel, une jeune fille de 18ans dont les parents sont divorcés, qui, en s'épilant les parties intimes, toutes les parties initimes, se blesse tout près de l'anus et doit se faire opérer... À cela s'ajoute des hémoroides qu'elle a depuis "toujours"... C'est donc à l'hôpital, dans ses moments de solitude, qu'elle nous fait part des ses hobbies, pour le moins... particuliers... et de ses expériences sexuelles. Elle nous parle également de ses parents qu'elle essaye de remettre ensemble: de sa mère obsédée par la propreté et de son père proche de la nature. Helen ne nous épargne aucun détail, ni de son séjour à l'hôpital, (d'ailleurs, elle se fait photografier l'anus par Robin, l'infirmier pour voir à il ressemble après l'opération...), ni de ses souvenirs pour le moins "croustillants".

C'est une collègue qui m'en a parlé puisqu'elle était en train de le lire. Elle avait été dégoûtée par certains passages : "Iiiii das Buch ist ecklig" m'avait-elle dit. De plus, ici, ce roman a fait un véritable tollé, alors forcément, comme les enfants à qui l'on dit "c'est défendu", j'ai été très tentée. Et en effet! On dirait que Roche c'est amusée à pousser sur ce côté trash, par défi, un jeu qu'elle joue avec son mari: Qui sera le plus "trash"? Si, si, elle le dit ici. Mais bon, Feuchtgebiete est plus qu'un jeu: il prend le contre-pied de l'hygienisme à outrance, de l'épilation intégrale et impose la reflexion sur l'importance exagérée que l'on accorde à son apparence ainsi que sur les enfants de parents divorcés. Sympa ce côté "reflexif" mais j'ai été lassée par les masturbations intempestives et l'absence d'hygiène provocante qui m'avaient amusée au début. Je suis très contente d'avoir lu ce livre mais je ne l'aurais pas acheté. Pour ceux qui veulent le lire en français, il est disponible et s'intitule zones humides.

4 commentaires:

Le Chroniqueur Berliniquais a dit…

Ouais j'en avais entendu parler à l'époque, ça avait fait un sacré "buzz" en tout cas ! J'en ai jamais entendu des retours positifs alors bon, je me suis pas rué dessus...

Little Cat a dit…

Ben je crois que ce n'est pas non plus le livre le plus incontournable qui soit ;-) si tu veux te ruer sur quelque chose, fonce sur Martin Suter... ;-)

Véronique a dit…

Je n'ai pas dépassé les premières pages Feuchtgebiete, mais en revanche, j'ai bien aimé son nouveau roman, qui parle - de manière romancée - de la mort violente de ses trois frères en route pour son mariage, des rapaces du Blödzeitung et surtout de comment elle (l'héroine, Elizabeth) peut vivre après ca. J'ai trouvé les attaques d'Alice Schwarzer contre ce second livre hors de propos.

Little Cat a dit…

@Véronique: j'imagine il faut le vouloir pour lire Feuchtgebiete jusqu'au bout. Mais bon on est quand meme un peu récompensé à la fin. Ah tu dis que Schossgebete est bien, ahahvoilà encore un livre de plus pour moi. mais bon j'en ai encore une pile à finir :-)

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