dimanche 4 janvier 2009

Destinée...

Chez Grasset,
en 2006,
238 pages.







Quatrième de couverture:
Ni Dieu, ni diable, Moïra, dans la mythologie grecque représente la destinée. Et c'est elle qui dans ce roman, observe, commente, juge et parfois intervient dans la vie des personnages. Amoureuse de l'existence terrestre qu'elle ne connaîtra jamais, elle s'attache à faire advenir l'improbable chez ses protégés en brouillant les cartes quand elle les juge mal distribuées. Ainsi Marion, qui s'est mariée en espérant former un couple moderne, respectueux de la liberté de l'autre, découvrira qu'on souffre comme au temps de Racine même si on a signé le contrat de Sartre et Beauvoir. Mais Moïra veille et lui fera vivre, en marge, une liaison passionnée et inattendue avec un Irlandais un peu fou, un peu poète comme les celtes le sont si souvent. Sa mère Alice, 80 ans, journaliste féministe de choc, grand-mère indigne et pourtant tendre, s'est juré de ne pas se laisser déborder par la vieillesse. Un défi osé, que Moïra invisible et présente, l'aidera à relever avec panache. Alice affrontera son âge avec une lucidité impitoyable et un humour décapant, dans un monde ou le jeunisme est érigé en valeur et ou 'vieillir est un déli'. Jusqu'au jour où...

Quel panache, quel amour de la vie! La vieillesse est racontée avec panache et certains passages sont vraiment très drôles. On retrouve dans ce livre, la patte féminisme de l'auteure. D'ailleurs, il semblerait que ce roman ne soit pour une part autobiographique, surtout du point de vue d'Alice, qui a passé 80ans, tout comme Benoîte Groult.
J'ai trouvé ce roman assez original avec cette Moire, sympole de la Destinée qui exprime ses opinions. Ce que j'ai apprécié aussi, c'est au moment où Alice est à la mer avec son arrière petit-fils et la cousine de ce dernier: elle décrit les relations des deux enfants qui sont à l'opposé de toutes les idées véhiculées par le féminisme et qui ont contribué à la libération de la femme... J'ai tout particulièrement aimé l'épisode en Irlande et surtout cette façon franche mais sensible de parler de la mort...
Un livre assez magique passé près du coup de coeur.

2 commentaires:

Meringuette a dit…

J'adore cette écrivaine! J'ai lu "Il Etait deux fois" il y a longtemps, et je crois qu'il faudrait que je le retrouve dans la biblio de mes parents pour pouvoir le redévorer! :-)

sticker a dit…

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