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samedi 17 novembre 2012

Encore le UBahn

Souvenez-vous, que le musée du UBahn se trouve ici et comme il n'est ouvert que le deuxième samedi du mois, je m'y suis précipitée samedi dernier. Comme indiqué sur la photo ci-dessous, le musée a été fondé par Klaus Siepert à l'occasion de son 76ème anniversaire.

On y trouve des détails techniques sur le fonctionnement des cheminements, sur l'électricité, ainsi que les grands noms du métro berlinois:
Tout est parti de Werner von Siemens, inventeur de la machine à dynamo, il a donné l'impulsion à la construction du métro.
Paul Wittig fut le premier architecte; Max Seinthal et sa banque ont constitué au financement du projet (il a été cependant persécuté à cause de ses origines juives).
Gustav Kemmann: resposable technique et fondateur de la société "Hoch-und Untergrundbahnen" (le métro sous-terrain et en plein air).
Alfred Grenander, notre grand copain architecte

À mon grand régal, on peut s'asseoire sur les sièges et les bancs d'époque et admirer l'évolution du métro que les différentes cartes montrent:
De 1913:
Sur la carte ci-dessous, on peut voir certains tronçons en pointillés, il désignent les trajets effectué au dessus de la terre. (en sur-terrain ahah)



En dessous, ce plan de 1956 est plus clair et l'on voit qu'aujourd'hui, la ligne C "Nord-Süd" possède deux parties: celle Nord Sud de Kurt Schumacher Platz à Tempelhof qui fait partie maintenant de la U6, et la partie Ouest Est de la C1 de Mehrigdamm À Grenzallee, qui est aujourd'hui la U7. En regardant bien, la ligne est ouest de la C a été prolongée en passant par Bayrischer Platz qui se trouvait sur BII (la U4 d'aujourd'hui) et par Richard Wagner Platz sur la AII. C'est ainsi que fut construite la station Bismarckstrasse entre Sophie Charlotteplatz et Deutsche Oper. Voilà les origines de ma ligne.

Ici, c'est un régal absolu. En 1976, le rideau de fer. Berlin est divisée. Sur cette carte, les stations fantômes sont marquées d'un rond barré. Les chiffres remplacent les lettres et le plan est plus lisible.
On voit que la ligne 7 est en construction jusqu'à Rohrdamm.
Il y a une chose encore plus intéressante: la U3 d'aujourd'hui était désignée en U2 (avec son rouge caractéristique); la ligne 1 correspond à la U12, ligne existante lors de traveaux.


Ici on a une vue d'ensemble des années de construction des stations, un véritable régal:


Et puis d'autres éléments tels que le projet du U10 (enterré faute de moyens financiers et à cause du SBahn)

Et puis d'autres objets bien sympathique pour le plaisir des grands et des petits


 
L'accident à Gleisdreieck en 1908

L'entrée est de seulement 2 Euros, ça vaut vraiment le coup.

En route pour un petit safari sur la U2 avant la prochaine expo!!

mardi 12 juin 2012

Le tour des musées #3

Tout à côté du musée Bröhan, se trouve la galerie Scharf-Gersternberg:


On y découvre les gravures et dessins des peintres surréalistes les plus importants, de Goya à Magritte et Dalí... En bas se trouvent les oeuvres les plus anciennes avec Goya, Redon, Giovani B Piranesi, puis l'on monte à l'étage pour y découvrir Max Klinger, Klee, Edouard Manet, Seurat (oui, eux...) et même Victor Hugo puis, tout en haut Magritte, Picasso...
J'ai beaucoup aimé les gravures de Goya et de Piranesi:

Piranesi et ses labyrinthes architecturaux, représentatifs de l'inconscient?
Puis Odilon Redon:
qui n'a pas été sans me rappeler l'un de mes peintres préférés:

Chagall
Dans tous les cas, lorsqu'on regarde certaines peintures, on ne peut s'empêcher de penser à la littérature fantastique du XIX: certaines gravures auraient très bien pu servir d'illustration aux oeuvres d'E.T.A. Hoffmann, Théophile Gautier, Bram Stocker, Gérard de Nerval...
Pour avoir une idée des dessins et peintures (fanstatiques) de Victor Hugo, c'est par ici.

Cette gravure de Goya n'aurait-elle pas pu servir d'illustration
à Gérard de Nerval ou Allan Edgar Poe?
N'oublions pas que Jacques Callot, qui n'est pas représenté dans la galerie, a sans doute inspiré Goya et surtout E.T.A. Hoffmann dans ses fantaisies à la manière de Callot.

Les deux pantalons de Callot - illustration de la Princesse Brambilla d'E.T.A Hoffmann
Les rapprochements entre Callot et Goya ne sont-ils pas tentants?

Callot la tentation de Saint Antoine
 
Goya les désastres de la gueurre

Un autre argument, de poids, du rapprochement entre art et littérature se trouve aux étages suppérieurs où sont exposés des gravures et sculptures d'artistes ayant été en contact avec André Breton: Alberto Giacometti, Dubuffet (et oui, encore lui), Picasso, Miró, Dalí...
Certaines oeuvres étaient ... obscures... et l'audioguide m'aurait aidée à mieux les comprendre et à améliorer mes maigres connaissance du surréalisme.
Si vous venez visiter la galerie n'oubliez surtout pas de le demander!!
Je compte revenir!

lundi 11 juin 2012

Le tour des musées #2

Juste en face du château de Charlottenburg, on a la possibilité de visiter plusieurs musées dont le musée Bröhan.
Il présente des meubles, de la vaisselle et des porcelaines de l'Art nouveau, de l'Art déco et du fonctionnalisme. On y retrouve des meubles d'Hector Guimar, Eugène Gaillard, Louis Majorelle et certaines pièces sont de toute beauté.
On y apprend que les motifs floraux de l'art nouveau laissent la place aux formes plus géométriques de l'art déco des années 30 - 40)...
Il y a également une salle entière consacrée au cristal de Bohème.

J'ai eu aussi la chance de visiter l'exposition de Karl Hagemeister, peintre impressionniste qui a fondé avec Max Liebermann la sécession berlinoise.
En parcourant l'exposition, on peut à l'occasion remarquer une assez grande influence des Nymphéas de Claude Monet sur certains des tableaux:

Teich in den Mark

Certains tableaux sont révélateurs de la puissance de la nature, notamment du vent...
J'ai été enchantée!

Bröhan Museeum
Schloßstraße 1a
14059 Berlin-Charlottenburg

vendredi 8 juin 2012

Le tour des musées

Il y a deux semaines, j'ai eu l'immense plaisir d'écumer certains musées de Berlin (les faire tous, ce n'est pas possible, il y en a tellement d'intéressants et cela ne doit pas se transformer en marathon mais c'est un plaisir, l'art se déguste.)
Mes collègues très sympas et très riches en bonnes idées, m'avaient offert pour mon anniversaire (quand je dis que je procrastine...) ceci:
Cette carte est le sésame pour certains musées, dont la neue Nationalgalerie:

Sympa la vue du Sony center en arrière plan que la façade réfléchissante a permi.
On dirait presque le Fujiama. 
L'exposition du moment, "ciel déchiré", comme on peut le voir dans le titre, présente des oeuvres de 1945 à 1968, période comme on le sait, riche en boulversements politiques, sociaux mais aussi artistiques. Mais l'art n'est-il pas un miroir de la société?

Nous nous promenons dans les diverses pièces du musée et découvrons Hans Peter Zimmer, Heinrich Ehmsen... et leur art inpiré par la souffrance humaine (certains artistes réalisaient des études en hôpital psychiatrique); le groupe COBRA formé en 48: inspirés par Jean Dubuffet (dont on peut admirer deux tableaux également). Ils s'éloignent des conventions de manière drastique et reviennent à un art "primitif" presque enfantin, un art spontané à la source des émotions pour que le public les perçoive de manière immédiate. On se trouve bien loin de l'art pour l'art.
 Puis il y a mélange des matières (le matérialisme) avec Lee Botecou, Roberto Matta... art abstrait avec Vasarelly, Picasso et le Pop art avec Andy Warohl... On peut également admirer des performances, des jeux de lumière et des films.

Je vous recommande vivement cette exposition, vous avez jusqu'au printemps 2013, prévoyez cependant 2 bonnes heures pour tout voir et déguster les oeuvres. Certaines provoquent des émotions intenses qui vont jusqu'à la sensation physique.
(J'ai commencé à avoir mal au ventre devant Peinture au bois de lit d'Antoni Tapies, alors que l'oeuvre, selon l'audioguide, n'avait pas de connotation si négative que cela).
Otto Piene et son Rauchbild m'a impressionnée. Les deux tableaux de Dubuffet sont vibrants d'émotions (surtout Aires et cheminements).
Et puis voici quelques exemples que j'ai pu trouver sur Google Images:

Wilhelm Lachnit - Die Gliederuppe 1948

Protestation contre le réalisme sclérosant.
Le Pop art découlerait-il aussi de cette idée?

Erró - La naissance d'Hitler

Lee Bontecou - Minerva Union

...

Neue Nationalgalerie
Potdamerstraße 50
10785 Berlin

mardi 28 février 2012

Tiergarten et Großer Stern

Le Tiergarten est énorme. Il s’étire de part et d’autre de la Strasse des 17.Juni (avant, Siegeallee) sur des hectares et des hectares de verdure. Là où les familles d’immigrés pour la plupart, viennent pique-niquer toute la journée en été…
C'est Frédéric Ier qui fit concevoir ce jardin qui servit de lien entre le Château de Charlottenburg et celui de la ville (celui qui a été rasé et que l'on hésite à reconstruire). Le Tiergarten fut un terrain de chasse privilégié des Hohenzollern ce que l'on voit sur ces statues. Frédéric III demanda à Lenné de le transformer en jardin anglais.
Dans ce poumon berlinois, ou plutôt, sur la grande étoile, à proximité de la Siegesäule, se trouve une énorme statue : le monument national de Bismarck. Œuvre de Reinhold Begas, elle a été inaugurée en 1901 et a trouvé sa place actuelle en 1938. Il se trouvait avant sur la place de la République, là où se trouve le Reichstag. (Source).
Sybille, représentant la sagesse de l’Etat
Atlas qui sybolise « L’inégalable puissance » de Bismarck
Germania sans doute maîtrisant la bête, animalisation des révoltes
Siegfried, le forgeron, allégorie de l'épée et du fer: Bismarck étant souvent comparé à ce métal? Ne symboliserait-il pas les batailles qui ont réunies toutes les provinces indépendantes une nation "forte"?
Ce monument est digne d'un culte de la personnalité...
De loin, on aperçoit la Siegesäule, ou colonne de la victoire
Après de longs travaux de rénovation, on peut en apprécier à nouveau toute la splendeur
Elle a été réalisée à la fin du 19è sur les plans de Heinrich Strack. C'est depuis 1938 que la colonne se trouve à son endroit actuel, sur la grosse Stern (la grande étoile).
Pour en découvrir sous les secret, il faut passer par un tunnel...
... où la signification des mosaïques et des reliefs est expliquée
L’entrée n’est pas onéreuse et il y a un musée sur l’histoire de l’Allemagne, sur les monuments relatifs aux batailles surtout prussiennes et napoléoniennes… La bataille contre le Danemark en 1864, la bataille contre l’Autriche en 1866 et enfin, celle contre Napoléon en 1871ont été un prétexte à la construction de cet édifice. Après quelques marches, on peut déjà apprécier les mosaïques réalisé par Anton von Werner et une entreprise vénitienne...

Après encore quelques marches, on est ravis par une vue imprenable sur la ville.

Puis regarder la statue de la Victoire qui surplombe l'édifice:

Le français voulaient raser cette colonne et ils ont récupéré les reliefs. Heureusement, les alliés et les soviétiques s'y sont opposés. En 87 au 750 anniversaire de Berlin, les relief ont regagné leur place. Sans la Siegesäule, les personnages de in weiter Ferne so nah de Wim Wenders, suite du film Himmel über Berlin, et les membres de U2 n'y seraient jamais montés!!!
Notons tout de même au passage que le film Himmel über Berlin a été réalisé en 1987 et que la chanson far away so close de U2 a écrite pour le film in weiter Ferne so nah.
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